Alexandra Piette : CHR Namur

Lorsque je me suis orientée vers une retraite sociale, c'était bien évidemment parce que je voulais faire quelque chose qui aide d'autres personnes en difficulté. De plus, comme je veux travailler plus tard dans le domaine médical, mon choix s'est alors tout de suite porté sur le poste de brancardier. C'est ainsi que le mercredi 10 février 2010, je me suis rendue au CHR de Namur pour y effectuer ma tâche.

Une fois arrivé sur place, mes deux autres comparses et moi avons été répartis dans trois unités de soin différentes. Ce qui nous a un peu perturbé au départ car ce n'était pas ce qui était prévu. La responsable du service infirmier nous a expliqué alors que, pour elle, nous nous rendrions plus serviable en étant dans un service de soins.

Pour ma part, on m'a attribué l'étage de revalidation. Durant « mes heures de prestations », j'ai pu découvrir une autre facette de la médecine et cela ne m'a pas trop déplu. En effet, comme j'étais agréée en tant qu'aide infirmière, je distribuais les plateaux repas, je rangeais les chambres,...

Malheureusement, je regrette qu'il y ait eu beaucoup de temps morts car pendant ces moments, on ne faisait plus rien. C'est pourquoi, je me suis immiscée, au fil des jours, de plus en plus, dans une salle où on y pratiquait l'ergothérapie (c'est une sorte de revalidation qui consiste à essayer que la personne devienne plus autonome afin qu'elle puisse rentrer chez elle en toute sécurité). Là, j'ai vécu des instants agréables en compagnie des patients qui se connaissaient déjà tous et des ergothérapeutes qui m'expliquaient leur parcours mais aussi comment cela se passait. C'est donc grâce à ce service que j'ai pu réellement parler avec les gens et qu'un lien social a pu naitre.

Pour ce qui était du logement, nous retournions tous les soirs à Haugimont où nous attendait le groupe d'accueil. Là bas, nous nous retrouvions à plus ou moins cinquante personnes. L'ambiance y était décontractée et plutôt sympathique. Après chaque journée, nous racontions aux autres ce que nous avions vécu. Ensuite nous allions dormir en attendant avec impatience la journée du lendemain qui s'annonçait encore épuisante mais pleine de moments inoubliables.