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Juliette Heymans : Centre Bocq

J'ai passé ma retraite au centre Bocq, un centre pour réfugiés. Cette retraite m'intéressait parce que j'avais envie de pouvoir rencontrer ces personnes qui sont souvent dans une situation beaucoup plus difficile à vivre que la nôtre. En étant sur place, j'ai été surprise et à la fois un peu déçue. En effet, c'était beaucoup plus compliqué que je le pensais de rentrer en contact et de communiquer avec les réfugiés. Déjà parce que certains ne savent pas bien parler français mais surtout parce que c'est toujours un peu gênant pour nous de débarquer dans leur intimité et pour eux, de nous recevoir dans de telles circonstances. A défaut de pouvoir discuter avec les plus grands, nous avons partagé un après-midi en compagnie des petits. Ils se sont révélés très attachants et, comme ils ont droit à une scolarité ici en Belgique, ils parlaient beaucoup plus facilement le français que leurs parents. J'ai bien aimé la dernière journée où , par petits groupes, nous avons cuisiné avec des réfugiés de différentes nationnalités. Dans mon groupe nous avons fait de la cuisine tchétchène et après nous avons mangé les différents plats avec les autres groupes et les réfugiés. C'était très bon. Je garde un bon souvenir de cette retraite et si je devais choisir d'en refaire une, je referais celle-là mais avec un chouilla d'organisation en plus! 

Brigitte Tillieux : Centre Bocq

Je suis allée en retaite au Centre Bocq qui est un centre de réfugiés à Yvoir. J'ai tout de suite craqué pour ce projet. Je trouve que la rhéto c'est une année de dépassement, et un bon moyen de se dépasser c'est d'aller à la rencontre de gens différents, c'est découvrir une réalité qu'on ignore souvent. Arrivée au centre, je me suis sentie mal à l'aise, et je ne pense pas être la seule. Malgré nos efforts, on ne peut s'empêcher de regarder curieusement ce qui se passe autour de nous. Le Centre Bocq c'est un peu comme une ville miniature où vivent des gens complètement différents qui, pour la plupart, ne se comprennent pas entre-eux. 

Après avoir visité le centre, nous avions prévu de faire des activités avec les réfugiés de notre âge. Un problème se pose quand on se rend compte qu'aucun d'eux n'a répondu à notre invitation... Les enfants plus jeunes cependant n'hésitent pas à venir près de nous. Avec eux le contact est beaucoup plus facile. Les adolescents et les adultes ne viennent pas vers nous volontairement. Dans ce centre, les étrangers, c'est nous. 

Ce que j'ai préféré c'est la rencontre avec les enfants. Les voir s'émerveiller devant nos plumiers garnis et hurler de rire en jouant à 1,2,3 piano. Pendant une après-midi, nous nous sommes sentis utiles. A l'heure de partir, ils ne voulaient pas nous quitter et nous demandaient "Madame, pourquoi tu dors pas ici ? C'est quand que tu reviens ?" 
Je n'ai pas spécialement de conseils pour ceux qui seraient intéressés par cette retraite. Il faut juste partir avec un esprit ouvert, apte à aller à la rencontre de l'autre. Certains sont restés un peu renfermés sur eux-mêmes, c'est dommage... 

Si mon choix était à refaire, je crois que ne le changerais pas. C'est une expérience qui m'a énormément appris et touché. On ne peut pas rester insensible à ce que l'on voit, à ce que l'on entend. On se rend également compte que, enfermés dans notre cocon collégial, il nous reste énormément de choses à apprendre sur la vie.

Sophie Ghysselinckx : Centre Bocq

Durant cette retraite 2011, je me suis allée au Centre Bocq à Yvoir où environ 270 régugiés attendent l'autorisation de vivre en Belgique. Quelque fois, certains ne l'ont pas donc ils doivent repartir dans leur pays. 

Le mercredi, quand je suis arrivée, la responsable m'a fait visiter le centre avec d'autres rhétos en tant que réfugiés. Ensuite, nous avons animé des enfants réfugiés très attachants mais fatiguants. Le jeudi, je suis allée dans les classes primaires des enfants réfugiés pour suivre un peu les cours et par après, j'ai pu poser des questions en rapport à l'institutrice avec d'autres rhétos. L'émotion est apparue, l'après-midi, lorsque nous avons regardé " fleur du désert", un film basé sur l'excision. Nous fûmes tous touchés par ce film. Ensuite, vendredi, avec l'aide d'une arménienne, d'une tchétchène et d'un africain, nous avons concocté des plats que nous avons mangé par après. 

Cette retraite est très intéressante puisque j'ai appris beaucoup de choses sur les réfugiés et leurs vies, des choses que je ne connaissais pas mais qui m'ont fait prendre conscience de la difficulté dans laquelle ils vivent. Ce que je regrette, c'est de ne pas avoir eu plus de contacts avec les réfugiés. Par exemple, que certains fassent des témoignages sur leurs parcours pour arriver jusqu'au centre ou leurs différents sentiments par rapport à leurs immigrations. Cette retrait fut très positive.

Justine Landenne : Centre Bocq

J’ai participé à la retraite qui se déroulait au centre Bocq. Le matin du premier jour, on nous a mis dans la peau d'un réfugié et nous avons visité le centre. L'après midi, on a joué avec les enfants et quelques adolescents mais il y avait plus d'enfants. Le lendemain, on a assisté au cours des primaires. Ensuite on a posé des questions à leur institutrice. Cet après midi la, on a vu un film " Fleur du désert " on en a ensuite discuté avec des responsables du centre. Le lendemain on a cuisiné avec des réfugiés et on est repartis début d'après midi. 

Je ne suis pas entièrement satisfaite de cette retraite car je pensais qu'elle allait être très très axée sur l'échange et il n'y en a pas eu beaucoup....La première après midi c'était plutôt une animation d'enfants... Et pour ce qui est de l'activité cuisine, la dame avec qui nous étions était loin d'être bavarde... J'ai trouvé qu'assister aux cours n'était pas non plus très passionnant ni utile mais c'était intéressant de poser des questions par après à l'institutrice ! Le film était vraiment bien mais encore une fois pas d'échange ! Donc c'est une retraite à améliorer un peu, en essayant de faire plus de choses avec les réfugiés peut-être... J'ai par contre beaucoup aimé retrouver les autres élèves participant à des retraites sociales le soir ! 

Valériane van Aerssen-Ferrier : Centre Bocq

J'ai beaucoup aimé cette retraite et je ne regrette pas de l'avoir choisie. Je n'avais aucune attente particulière et je me suis beaucoup amusée. Une des choses que je retiendrai le plus de cette expérience, c'est le contact que j'ai eu avec les gens du Centre Bocq, avec les adultes comme avec les enfants. Discuter, parler, s'amuser, partager… C'était un univers que je ne connaissais pas, c'est pourquoi j'avais choisi cette retraite. Je comprends mieux à présent le statut de réfugié, en quoi ça consiste, et ce qui se passe dans des centres comme le centre Bocq. Un autre aspect positif, c'est le fait que, le soir, on se retrouve pour dormir avec les élèves d'autres retraites : comme dans une retraite traditionnelle, on passe la soirée ensemble, on fait à manger, on rit et on s'amuse encore et encore. Il y a plein de choses à tirer de ces trois jours, c'est pourquoi je conseille aux élèves intéressés d'y aller. Vous serez agréablement surpris !