Affichage des articles dont le libellé est 2 Retraites sociales. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 2 Retraites sociales. Afficher tous les articles

Hélène Lapaille : Resto du coeur

Ce fut une expérience très enrichissante. En effet nous avons quitté notre petit "microcosme collège" pour nous plonger véritablement dans les réalités de la vie. En arrivant au Resto du coeur, je m'attendais à avoir des contacts humains profonds avec les personnes qui venaient y manger, alors que finalement ces derniers attendent uniquement qu'on leur serve leur nourriture. Néanmoins les contacts humains ont eu lieu avec le personel et les bénévoles, avec qui nous avons partagé énormément.

Nos journée étaient bien remplies et nous nous sentions donc très utiles ce qui est très satisfaisant. J'ai été très étonnée par la grande qualité des repas et des produits servis mais aussi par le fait que certaines personnes, normalement défavorisées, trouvent encore à critiquer. Les Restos du coeur c'est aussi une école de devoir, des réseaux d'assistantes sociales et des bourses aux vivres et aux vêtements. C'est une véritable institution qui mérite que l'on s'y intéresse.

Lionel Cassart : Sauverdias

La pauvreté est un concept difficile.  Elle peut vous tomber dessus sans prévenir et peut prendre de nombreuses formes.  En partant le premier jour pour les Sauverdias, je croyais tomber sur un centre du genre des Restos du Coeur, où les gens viennent manger et puis repartent, tout simplement. La seule info que j'avais sur cette maison était une bête phrase : "c'est un endroit où on s'occupe des clochards"...  Laissez-moi vous dire que c'est bien plus que cela.

Nous avons été accueillis par Frère Henry, un homme dont l'histoire est assez extraordinaire. Il a travaillé plus de 30 ans à l'Institut Saint-Martin à Dave comme infirmier psychiatrique, avant de partir quelques années en Afrique, puis de revenir en Belgique et de créer les Sauverdias. Il a passé sa vie à aider les autres, et, encore aujourd'hui, il a plusieurs projets afin d'améliorer les conditions de vie des plus démunis.  Nous avons immédiatement été présentés à l'équipe des bénévoles (très nombreux, j'y reviendrai après) et deux d'entre nous sont partis chercher des vivres pour le repas du midi, tandis que les autres dressaient les tables. Maigre récolte ce jour-là : à peine une petite caisse de légumes. En sachant qu'il y a en moyenne plus de 50 couverts par jour aux Sauverdias, laissez moi vous dire que le cuistot réalise tous les jours des miracles... Il est bon de préciser que les Sauverdias sont une maison d'accueil où les gens peuvent venir manger à midi, prendre une douche, faire leur lessive, ou simplement passer un peu de temps en compagnie d'autres personnes.  Leur problème essentiel est qu'ils ne sont pas subventionnés par l'État, et donc totalement dépendant des dons.  Heureusement, les bénévoles sont nombreux et il y a énormément de bonnes volontés.  Nous n'avons pas spécialement été débordés de travail.  Le but du Frère Henry était de nous faire comprendre qui était les gens qui venaient aux Sauverdias et quels problèmes ils rencontraient.  Nous étions donc tout le temps au contact des gens, qu'ils soient bénévoles ou clients.  La frontière était d'ailleurs parfois bien mince.  Je vous l'ai dit, la pauvreté n'est pas une chose ayant uniquement trait à l'argent. Des personnes qui se sentent seules, qui veulent partager un repas en convivialité, viennent également aux Sauverdias. On a parfois l'impression que certains bénévoles sont là eux aussi pour rencontrer les autres.


L'ambiance qui règne là est extraordinaire.  On a l'impression de faire partie d'une grande famille, où l'on est accepté tout de suite. Après à peine deux jours de travail, on se sentait totalement intégré et à notre place. Nos tâches étaient de préparer les tables, parfois certains plats, de manger avec les gens et de les servir et ensuite de débarrasser.  Vu le peu de temps que dure la retraite, on aurait pu croire que ce travail serait ennuyant. C'était tout le contraire.  Il y là-bas une telle chaleur, un sentiment de convivialité, de bonheur, malgré tous les problèmes que les gens qui viennent, rencontrent dans leur vie, que l'on ne peut que se sentir émerveillé.  Sauverdias est un refuge sur et protecteur, comme une véritable maison.


Je dois avouer que j'ai d'abord hésité à écrire ce compte-rendu, malgré son caractère obligatoire, cela pour une raison très simple: pousser un petit coup de gueule devant le manque flagrant d'organisation rencontré durant la retraite (manque de coordination, trajets aller-retour prévus en dernière minute, gîte non-équipé...-- d'ailleurs, encore merci à Mr. Marinx pour l'aide qu'il nous a apportée--).  Je parle bien évidemment ici de ma propre expérience et non pas d'un cas général, bien que  plusieurs élèves aient des raisons de se plaindre, se retrouvant parfois bloqués plusieurs heures sur leur lieu de travail sans qu'on puisse venir les chercher... Malgré cela, il aurait été injuste de ne pas rendre ce petit hommage aux personnes extraordinaires que nous avons rencontrées durant ces trois jours. Cette retraite de rhétorique constitue (et de très loin) la plus enrichissante de toutes. Je n'ai qu'une chose à dire aux élèves qui devront faire un choix dans les années à venir : Allez rencontrer les Sauverdias !

Bastien Coduti : Home pour personnes âgées

J'ai réalisé ma retraite au Foyer Ste-Anne à Salzinne. Mes principales tâches étaient d'attendre qu'on me trouve une tâche car, en plus de Justine Ringlet et moi, il y avait quatre autres retraitants de Champion et deux stagiaires... Donc pas beaucoup de travail à part faire certain jeux (Trivial Pursuit,...) avec les plus valides (mentalement et physiquement) et déplacer toutes les personnes du home pour les emmener à la cantine. Ensuite, comme nous ne pouvions pas leur donner à manger (à cause des assurances) nous prenions notre pause de deux heures. Puis nous refaisions un petit jeux et, pour finir, direction Haugimont.

Arnaud Delmarcelle : Jennevaux-Rencontre

J'ai passé ma retraite à Jennevaux-Rencontre, une asbl acceuillant des handicapés mentaux sous diverses formes comme des trisomiques, des autistes ou encore des épileptiquesLes premiers moments furent difficiles...En effet, nous ne connaissions pas ce milieu et étions chargés de préjugés. Mais après quelques heures, ces préjugés se sont vite envolés et nous nous étions déjà intégrés dans leur communauté. Nous les aidions dans les différentes tâches qu'ils doivent accomplir pour le centre comme la cuisine, faire les courses, couper du bois ou encore dans des activités "extra-centre" comme les accompagner à la piscine ou les aider dans du bricolage, du dessin...
 
Nous avons été très bien accueillis par la direction ainsi que les animateurs du centre qui nous ont conseillés mais aussi laissés de la liberté, ce qui nous a permis d'aller d'autant plus au contact de la personne handicapée... Ce ne fut pas toujours très évident car on peut parler pour certains d'handicap profond, mais ce fut très enrichissant car malgré tout, la communication pouvait se faire par un simple sourire ou une tape sur l'épaule !
 
Je pense que les cinq autres rhétos et moi-même, retiendrons beaucoup de cette retraite qui nous a appris à passer au-delà de la différence...

Marie-Christine Mircea : Pousse la porte

Ma retraite sociale s'est déroulée à POUSSE LA PORTE à Jambes. C'est une petite association  qui s'occupe de personnes défavorisées ( ont un logement mais un salaire très bas ) ainsi que parfois de personnes en phase terminale ou handicapées qui cherchent la compagnie, en leur proposant du café à volonté ainsi qu'un repas chaud à midi pour 3 euros. Il y a notamment une salle d'eau à l'étage pour que les personnes puissent se laver ou se raser. Une coiffeuse et un médecin vienne aussi régulièrement. POUSSE LA PORTE, contrairement aux restos du coeur, reçoit des habitués la plupart du temps, qui sont au nombre de 10 plus ou moins. Les bénévoles qui y sont veulent à tout prix que les personnes qui viennent gardent leur dignité et leur apportent un soutien moral. Il est vrai qu'en y allant il ne faut pas s'attendre à de la haute gastronomie mais le social est véritablement là, l'ambiance est on ne peut plus convivial car tout le monde se connait, le contact avec ces personnes très attachantes et assez atypiques est fort. Une bonne expérience qui reste un bon souvenir.

Benjamen Maquet : Jennevaux-Rencontre

Notre réticence quant à passer notre retraite dans un centre pour handicapés était, à la base, immense. En effet, nous avions quasiment tous obtenu notre 5e et dernier choix, ce qui ne nous satisfaisait pas grandement. Mais, arrivés sur place, nous fûmes tout de suite rassurés! Nous avons été très bien accueillis par le personnel du centre, on nous a expliqué son fonctionnement, son but, etc... Les activités se déroulaient dans la journée, à raison de deux par jour; une le matin et une l'après-midi. Leur but était d'occuper les handicapés en travaillant pour le centre (déménagement de locaux, création d'un potager, d'un poulailler...), mais il y avait aussi des activités plus "ludiques" telles que la piscine, des promenades, ou encore du dessin. Ce fut une expérience vraiment très enrichissante, et nous ne remercierons jamais assez les personnes du centre pour leur gentillesse, leur amabilité, et leur accueil. 

Marine Banse : Phénix

Phénix était la retraite qui, lors de la présentation, fut celle qui m'attira immédiatement. Beaucoup d'entre nous souhaitaient s'y rendre, pour je ne sais vraiment quelles raisons. J'eus la chance de faire partie des deux seuls rhétos à pouvoir décourvrir cet univers un peu à part, partagé entre tentations et abstentions aux drogues. En effet, Phénix est un centre pour usagers et dépendants aux drogues, à l'alcool, aux médicaments, aux jeux.. Ceux-ci sont appelés "stagiaires" par le staff. A mon arrivée là-bas, l'appréhension que j'avais de me faire voir comme une "intrus" se dissipa bien vite. L'accueil que nous y avons reçu fut très chaleureux, ce qui nous permit de nous mettre à l'aise après quelques minutes. Et notre intégration dans le groupe se fit également rapidement. Fini les clichés, fini les préjugés ! Dès la première journée terminée, j'étais enthousiaste à l'idée de m'y rendre à nouveau. Je passai donc ces trois jours en "immersion" totale dans le groupe. L'ambiance y était très agréable et je me sentais vraiment bien là-bas ; il faut dire que je suis assez sociable. Si bien que lorsque je dus dire au revoir à tout le monde au moment du départ, j'avais le coeur gros. Trois jours, c'était peu. Très peu. Trop peu. J'avais déjà tissé des liens avec quelques personnes et n'avais pas envie de partir. Quelque chose en particulier m'a fortement marquée de ces trois jours. Ce sont des gens comme nous, avec des hauts et des bas. Et ce dont je me rappelle le plus, ce sont leurs éclats de rire et leurs sourires, seuls espoirs de leur combat quotidien contre leur dépendance.

Charlène Collin : Li Vi Clotchi

Pendant cette retraite sociale de trois jours, je me suis rendu chez l'Abbé Malherbe, au Li Vi Clotchi (un jour) et à Li P’tite Buweye (deux jours).

Li vi clotchi est une ASBL qui invite des personnes aux moyens réduits ou au chômage, à venir chez l’Abbé Malherbe pour un café ou quelques tartines. Des bénévoles s’occupent d’eux le matin et l’après-midi. J’ai été frappée de voir qu’il y a des personnes de tous les âges, le plus jeune avait treize ans. J’ai bien aimé l’esprit d’entre-aide et de famille entre les bénévoles et les visiteurs : ils se connaissent très bien et quand il y a un nouveau, ils l’accueillent. Nous avons pu aider à faire le café, les tartines et nous avons été à l'écoute de ceux qui voulaient discuter avec nous.

Li P’tite Buweye est une ASBL également, c’est un lavoir qui accueille les gens leur permettant de faire leur lessive pour un tout petit peu d’argent et de prendre un douche pour un euro. On retrouve ici encore le même esprit de convivialité, car ils peuvent rester prendre un café et s’installer pour discuter. En parlant et en écoutant les personnes, je me suis rendu compte que certains étaient en fait tombés de haut et étaient ainsi arrivés dans cette situation. J’étais cependant surprise que l'on donne autant et que l'on n’essaie pas de les aider à se réinsérer dans le monde du travail. On m’a alors informée que seul le CPAS se chargeait de ces choses-là.