Guillaume Brunin : Retraite itinérante

C’est l’histoire d’un petit caillou. Un petit caillou choisi au tout début du parcours et qui, en deux jours et demi, aura parcouru une cinquantaine de kilomètres, au chaud dans ma poche. D’apparence ordinaire, cette pierre avait pourtant une signification, une raison d’être à mes côtés pendant cette marche. Cette raison d’être était différente pour chacun : un événement, un souhait,… et pour moi, ce fut une personne. On ne nous demandait pas de révéler ce que cachait notre petit caillou, seulement de le garder pour soi, et d’y penser de temps en temps. Cela peut paraître absurde. Mais finalement, lorsque l’envie d’arrêter de marcher me prenait, je pensais à ce petit caillou dans ma poche et à tout ce qu’il représentait, et j’avançais. Et je me surprenais parfois à penser à ce caillou bien plus souvent qu’à d’autres choses. Un bon remède contre le mal de pieds ! La fin du parcours fut l’abbaye d’Orval. Ce fut donc la fin d’un itinéraire, mais également la fin du parcours du petit caillou, qui y fut déposé. Un bel accomplissement.