J'ai passé ma retraite au centre Bocq, un centre pour réfugiés. Cette retraite m'intéressait parce que j'avais envie de pouvoir rencontrer ces personnes qui sont souvent dans une situation beaucoup plus difficile à vivre que la nôtre. En étant sur place, j'ai été surprise et à la fois un peu déçue. En effet, c'était beaucoup plus compliqué que je le pensais de rentrer en contact et de communiquer avec les réfugiés. Déjà parce que certains ne savent pas bien parler français mais surtout parce que c'est toujours un peu gênant pour nous de débarquer dans leur intimité et pour eux, de nous recevoir dans de telles circonstances. A défaut de pouvoir discuter avec les plus grands, nous avons partagé un après-midi en compagnie des petits. Ils se sont révélés très attachants et, comme ils ont droit à une scolarité ici en Belgique, ils parlaient beaucoup plus facilement le français que leurs parents. J'ai bien aimé la dernière journée où , par petits groupes, nous avons cuisiné avec des réfugiés de différentes nationnalités. Dans mon groupe nous avons fait de la cuisine tchétchène et après nous avons mangé les différents plats avec les autres groupes et les réfugiés. C'était très bon. Je garde un bon souvenir de cette retraite et si je devais choisir d'en refaire une, je referais celle-là mais avec un chouilla d'organisation en plus!